L'autre esprit de la croisière sur le Nil

Authentique vapeur construit à l’aube du XX ème siècle, le Steam Ship Sudan renoue avec le « voyage d’époque ».

Un bateau habité par la mémoire des voyageurs Belle-Epoque qui l’ont emprunté, d’Hercule Poirot qui l’a arpenté sous la plume d’Agatha Christie…
Un décor figé dans son charme rétro, où le temps se serait arrêté sur les cuivres et les boiseries.

Le bateau a été intégralement restauré en 2007 avec le souci de concilier l’atmosphère d’origine avec les aménagements nécessaires pour répondre aux exigences du voyageur d’aujourd’hui (climatisation, salles de bain..).
Voyageurs du Monde contrôle intégralement la qualité du service à bord, la restauration et le recrutement des guides présents sur le bateau.

Si découvrir la vallée du Nil est le voyage d’une vie, choisir de le vivre à bord de notre vapeur rendra cette expérience plus unique encore.
Pont du Steam Ship Sudan
Nous avons fait appel à Christine Puech, ex styliste pour Marie Claire Maison afin de donner un coup de jeune aux intérieurs du
Steam Ship Sudan. Elle nous explique comment elle a mené cette mission peu banale.

  •  Peut-on dire que le Steam Ship Sudan vient d’être redécoré ?
  • Non, je n’aime pas bien ce terme, je lui préfère le mot « relooking » car je suis partie de l’existant et j’ai juste redonné un aspect actuel à des objets d’époque. J’ai, par exemple, fait repeindre en noir ou en gris-vert tous les meubles qui étaient à l’origine en bois vernis. J’ai remplacé tous les tissus des fauteuils, les dessus de lit, les rideaux et les lampes mais tous les meubles ont été conservés.

  •  Quel était justement votre cahier des charges ?
  • Un bateau d’époque est plein de charme mais son âge et son époque sont accompagnés d’une déco parfois un peu lourde, chargée. Je suis intervenue pour alléger, égayer les intérieurs tout en gardant un côté un peu désuet, en m’appuyant sur l’âme des lieux.

  •  Comment avez-vous procédé ?
  • J’aime les couleurs pimpantes, chatoyantes, j’ai joué avec le fuchsia, l’oranger, l’absinthe. Aux fleurs, j’ai préféré les rayures. J’ai enlevé de gros pompons en passementerie sur les pieds de lit, retiré les rideaux du restaurant pour rendre aux convives la vue du Nil, supprimé les plaques de verre sur les tables pour redonner leur place aux matériaux d’origine.
  •  D’où viennent les tissus que vous avez utilisés ?
  • J’ai d’abord fait un repérage en France pour les matières et les couleurs et j’ai réussi à les retrouver au Caire. Sur place, j’ai trouvé aussi des couverts en métal argenté, des carafes anciennes pour le bar, des photos en noir et blanc, des poignées de porte dans un quartier qui ne propose que çà. Je connais à présent toutes les boutiques du Caire !

  •  Avez-vous pu vous appuyer sur un savoir faire local particulier ?
  • J’ai trouvé un vrai savoir faire pour la copie de meubles. Je m’en suis servi pour ajouter des guéridons dans le bar notamment. On trouve également des toiles de bâche d’excellente qualité dans le marché aux tissus du Caire.

  •  Quel est le détail qui, selon vous, symbolise l’esprit du Sudan en matière de décoration ?
  • Le bateau entier est unique ! En ce qui concerne les intérieurs, ce qui pour moi est intouchable, ce sont les lits en bois doré ou en cuivre. Il était important de ne surtout rien y changer mais de jouer avec des accessoires autour de ces structures baroques pour marier l’authenticité et la modernité.